L’homme qui apprit à tomber


(2004) 77 minutes

Un documentaire sur un écrivain et enseignant talentueux qui continue à s’émerveiller de la beauté de la vie malgré le fait qu’il se meurt lentement de la maladie de Charcot.

À l’âge de 35 ans, Philip Simmons apprit qu’il souffrait de la sclérose latérale amyotrophique – la maladie de Charcot.

Marié, père de deux jeunes enfants et à l’aube d’une carrière prometteuse comme professeur d’anglais, il comprit qu’il lui restait moins de cinq ans à vivre. Photographié dans la vallée des montagnes Blanches du New Hampshire, ce portrait intime de Phil et de sa famille décrit le parcours héroïque, l’éloquence et la grâce poétique d’un homme à la veille de la mort.

Pour tous ceux qui ont connu une personne atteinte d’une maladie chronique ou pour ceux qui travaillent en soins palliatifs, L’homme qui apprit à tomber est un conte d’espoir. Ce n’est pas tant un film sur la mort, qu’une véritable ode à la vie.

Plus ses muscles se détériorent et plus son corps se paralyse, plus Philip Simmons continue de ‘tirer du bonheur de son malheur’- encore et encore et encore – à chaque étape de ses pertes irréversibles. Bien que sa maladie le force à abandonner l’enseignement, il continue à écrire et en août 2000, il publie Learning to Fall: The Blessings of an Imperfect Life (Apprendre à tomber: les bénédictions d’une vie imparfaite), un livre décrit par Rebecca Pepper Sinkler, ancienne éditrice du supplément littéraire du New York Times, comme étant «un vrai bijou qui nous éclaire sur les mystères les plus profonds de la vie».

Nous rencontrons Phil un an après la publication de son livre, pressenti par sa maison d’édition, Bantam Books, comme ayant «le potentiel de devenir un classique spirituel». Phil dit de manière éloquente que la maladie de Charcot «me vide une petite cuillère à la fois», mais il révèle aussi que: «la prise de conscience accrue de ma propre mort est devenue mon meilleur guide pour me sentir plus en vie». Phil Simmons survécut à son diagnostic médical et vécut avec sa maladie pendant près de dix ans.

«Pendant un an, j’ai appris à connaître Phil Simmons et je n’ai cessé d’être impressionné par sa capacité à trouver plaisir et humour dans les petites ironies de la vie. Voici un homme qui prenait tant de plaisir aux mots, un écrivain doué d’un regard affiné sur les personnages et les drames, mais son plus grand plaisir venait de la tragicomédie de la vie elle-même. Et plus sa maladie s’aggravait, plus il tournait sa tragédie personnelle en une performance, subtile mais raffinée, dédicacée à un monde en besoin de guérison. Cela devint son offrande finale, à lui-même, à sa famille, à ses proches et aux nombreux spectateurs pour qui il accomplit cette expérience fascinante de la vie et de la mort.» Garry Beitel, réalisateur.

Film disponible seulement en anglais avec sous-titrés en français.

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